Ciao le labo chez PICTO…
Sombre nouvelle, en lisant mes RSS hier soir je suis tombé sur un billet de PHOTOFLOUE.NET annonçant un bien surprenant « jeté d’éponge »…l’abandon par PICTO du développement argentique, sic…
Dans un premier temps je me suis dis que c’était une blague, pas possible, pas PICTO…et puis en relisant ce qui est annoncé être un courrier officiel de PICTO adressé à ses clients (avec entête officiel et marque de la pliure…) j’ai bien dû admettre que si, même PICTO changeait de paradigme (c’est mon terme-magique préféré…mais très à propos ici !), changement de cap, abandon de l’argentique pour le développement d’une rentabilité toute numérique, on tourne la page, on évolue, enfin je crois que çà s’appelle le progrès…
Pleins de questions se bousculent, où allons-nous faire développer nos films C41, pour combien de temps trouverons-nous encore des films , est-ce vraiment le signal d’une fin de l’argentique ???
Bref, laissons passer un peu de temps, ressortons les Jobo’s…et MOTIVONS nous pour surmonter cette bien triste nouvelle, PICTO passe ***, ciao le labo « historique », à nous d’inventer la suite !
***MAJ: 20/06/2011 12h10
Je viens de recevoir un coup de fil à l’instant d’une personne qui n’a pas pris le temps de se présenter personnellement mais qui voulait me parler au nom de PICTO Paris…je vais retranscrire au mieux cet appel, symptomatique de la tension créée par cette nouvelle lue sur le blog de PHOTOFLOUE.NET (qui lui même avait eu l’info d’Arnaud Bouteloup…).
Monsieur X (tant que je ne connais pas son nom je ne peux pas le nommer…) m’a sèchement dit que je n’avais pas le droit d’utiliser le logo PICTO ni le visuel de ce courrier pour faire un « buzz » (je le cite…j’ai HORREUR de ce mot…) négatif, que je n’avais pas le droit d’écrire que « PICTO passe » dans mon billet, que PICTO c’était 100 personnes qui travaillaient encore, que lui même avait 40 ans de présence dans cette entreprise, que je ne pouvais pas écrire ni rendre publique cette information (sic…la lettre a été adressée aux clients de PICTO le 14 juin…rendue public donc), il a rajouté qu’il avait pris contact avec leur conseil juridique pour envisager une action contre ma publication (re-sic…), il m’a dit qu’il était représentant du personnel et présent au comité de direction, il m’a dit que de toute façon KODAK avait cessé la fabrication de films argentiques, qu’il avait conscience que c’était la fin de l’argentique, et voilà pour l’essentiel de l’appel.
Débriefing…j’ai mis tout en vrac, cet appel téléphonique est plus que troublant et m’a troublé.
Premièrement, le fond de ce billet n’est pas une CRITIQUE NÉGATIVE de PICTO (ni un « buzz »…) mais bien l’expression de ma consternation devant l’annonce de la FIN DU DÉVELOPPEMENT DES FILMS C41 ET E6 PAR PICTO, voilà c’est plus clair ainsi ??? Je ne comprends pas qu’un Labo de cette envergure, de cette histoire, de cette importance puisse cesser d’assurer le développement de film, c’est mon point de vue personnel, pas une accusation ni une volonté de nuire.
J’ai dit à monsieur X que le vrai problème était cet arrêt là et pas que je fasse un billet de 10 lignes…qu’il devait poser la question à son patron et pas à moi pour faire passer son écœurement. Car le vrai sens de cet appel, c’est toujours la même histoire, c’est de vouloir flinguer celui qui porte la nouvelle au lieu de se questionner sur les VRAIES RAISONS, j’ai bien senti son abattement, j’ai bien deviné son énervement. Il a 40 ans de labos derrière lui, son problème c’est pas mon merdique billet mais bien son avenir à lui et ses collègues.
C’est une réaction épidermique, et je le comprends parfaitement, maintenant pour être très clair, je ne crois pas que ce billet va être tenu pour responsable de cette « évolution », de ce changement chez PICTO…
J’ai dis à monsieur X qu’il pouvait librement s’exprimer ici même, en commentant tout simplement, qu’il puisse dire ce qu’il avait sur le cœur, qu’il sache que je suis profondément surpris de la fin du labo argentique tout court, que je n’avais aucune arrières-pensées (il a laissé entendre que j’étais un confrère ayant une structure faisant « un peu la même chose »…heu comment dire…nous sommes deux et nous avons un traceur pour machine ! Là s’arrête je crois la comparaison…) négatives vis à vis de PICTO, qu’au contraire j’estime que le labo PICTO est historiquement un très grand labo (comment penser le contraire ???…), que j’ai d’anciens employés de PICTO pour amis et que je comprends sincèrement cette réaction téléphonique.
En attendant l’avis contraire, je maintiens ma surprise et déception devant cette triste nouvelle (il me revient un mot de monsieur X me disant que c’était pas la peine d’en faire un billet puisque tout le monde était au courant depuis le 14 juin…sic…), je re-dis que c’est le signe fort d’un changement d’habitude et de pratiques pour les photographes, et longue vie à PICTO !
MAJ: 21/06/2011 13h13
je viens de lire deux commentaires de représentants de PICTO sur le billet de Photofloue.net, voilà une réponse officielle qui met un terme au débat…
extrait :
« Comme vous, cela nous attriste. L’arrêt du développement n’est pas une mesure prise à la légère, c’est le résultat d’une réflexion de plusieurs mois.
Nous nous sommes efforcés de jouer sur la concentration des volumes qui permettra à quelques structures spécialisées de maintenir le plus longtemps possible le niveau de prestation professionnel nécessaire.Nous avons donc opté pour une réorientation vers Publimod, dont la réputation n’est plus à faire dans ce domaine. »
dont acte…






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