Nous contrecollons nous mêmes nos tirages !
Petite redondance de « nous » pour redire que les contre-collages ooblik sont faits à la main par nous mêmes, enfin surtout par les mains de Claire (oui bein moi j’ai essayé et franchement je ne suis pas doué…et pi c’est tout!). Nous savons que certains laboratoires sous-traitent cette opération délicate; souvent même sans avertir le client…que nenni chez ooblik !
Nous avons été forcés de faire ce choix pour assurer des collages de qualité, les contraintes techniques sont trop importantes : le calage des images pour avoir le moins de marge possible, le respect du support photo qui est très « fragile » et sensible aux manipulations, etc.
Les points importants pour un contrecollage de qualité :
- Le type de support
pour garantir une tenue optimum dans le temps nous n’utilisons que du Dibond (le vrai…Dibond ©*) en provenance de Filmolux. Parce qu’il est facile de trouver sur le net des supports alu « a pas cher »…mais sans garantie de provenance de l’alu ni de sa composition, on peut trouver de tout et surtout n’importe quoi, nous achetons toujours nos Dilite® chez le même fournisseur. - Procédé à froid
Le type de machine est primordiale, il existe deux grandes familles : à froid et à chaud… À chaud cela veut dire que le support est « légèrement » chauffé pour que le collant puisse adhérer, il y a un risque pour l’image. À froid, la plaque de Dibond est préencollée avec une colle au pH neutre pour la conservation et il suffit d’une pression régulière pour encoller le support, sans risque pour l’image. Nous avons bien évidemment une machine à froid de type Kala (la bunny :)) pour respecter au mieux les tirages.

- Nécessité d’un débord…
Comme le montage de l’image se fait en débordant légèrement sur les bords du support, histoire d’assurer une coupe net et franche, nous devons systématiquement prévoir un débord de 4mm tout autour de l’image. Ce qui veut dire que les images sont rognées de 2mm sur chaque bord quoi qu’on fasse, il suffit de nous dire quel endroit est prioritaire pour qu’on réduise au maximum la coupe…mais nous sommes obligés de faire une coupe quand même !
ici tout ce qui est en rouge est coupé…c’est le débord de 2 mm :

- Prendre son temps…
C’est un procédé qui demande du temps, et de la minutie pour le calage. Il faut préparer les supports à la bonne taille, bien nettoyer pour éviter les poussières…et minutieusement coller à l’envers le tirage sur le Dibond. Pour toutes ces opérations il faut avoir du temps et de la tranquillité d’esprit, c’est pourquoi il faut prévoir un « certain » délai pour une série de contrecollages…ne pas nous prévenir la veille !

- l’accrochage…
Une fois contrecollé, il faut prévoir l’accroche au dos…soit avec des attaches autocollantes (dites 7×7 parce qu’elles font 7cm de large…) soit avec des baguettes alu pour légèrement soulever l’image du mur, on parle alors d’un châssis alu.


Pour toutes ces raisons nous avons fait le choix d’assurer nous-mêmes les contrecollages et de les proposer uniquement pour les tirages que nous réalisons, c’est trop de contraintes et de risques d’erreurs sinon (en cas de problème avec une des étapes nous prenons sur nous de refaire le tirage…c’est impossible avec des tirages venant de l’extérieur par exemple !). Voilà, en espérant que ce petit billet vous aidera à mieux choisir votre système de présentation de vos images !
* Pour information, TOUT le monde parle de Dibond…mais le vrai nom c’est Dilite.
La confusion de langage vient du fait que le Dibond est utilisé pour IMPRIMER directement dessus, via des traceurs à plat et encres UV tel que l’Arizona. Or ces impressions sont réservées aux panneaux de pub, à la signalétique, etc…nous nous imprimons avec un traceur jet d’encre sur des supports papiers en très haute définition et puis nous les contrecollons sur un support Dilite préencollé. Mais nous n’allons pas changer les mauvaises habitudes de langage, et nous continuerons d’appeler Dibond nos Dilite :)












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