"je veux apprendre l'impression numerique"…(1)
Je peux lire de temps en temps dans les stats du site ce genre de requête : « je veux apprendre l’impression numerique » « truc pour bien imprimer » « impression profil icc »…
Je ne vais pas faire ici un cours complet sur la chose…mais juste donner (oui…je sais…moi je donne…c’est comme çà…je ne crois pas au modèle payant, même si je le respecte !… ) quelques conseils :
1_la résolution d’impression
Le premier est d’adapter la résolution de son fichier à imprimer…
Bien souvent il y a confusion voir incompréhension entre les termes de définition, de poids de fichiers, de dpi, de lpi, etc…
Une image pour être « imprimée » correctement demande (ou demandait…vu les nouvelles technologies d’impression numérique !) d’avoir une définition au double de la linéature des trames d’impression, je m’explique…
La linéature « standard » en impression est de 150 lpi (lignes par inch. ou lignes par pouce), d’où le fameux rapport de 300 dpi pour son fichier numérique pour obtenir une belle impression…
La linéature désigne la fréquence des points de trame par pouce. L’offset impose qu’une image soit tramée pour être imprimée. La trame restitue l’image en une suite ordonnée de points de taille variable, pour restituer toutes les nuances du document.
Il existe plusieurs types de trames, composite, stochastique, contone etc.
Pour une même linéature on peut en effet opter pour des points de trame de formes différentes : ronde, carrée, en amande, octogonale, aléatoire. Ce choix influe considérablement sur le rendu des détails de l’image.source : http://www.irht.cnrs.fr/formation/cours/acq/resolution.htm
Je vous invite à lire ce très bon et simple résumé sur les résolutions pour mieux comprendre les différences entre les ppp (pixel par pouce…) , les dpi (dot per inch…), les lpi…etc !
Place à la pratique maintenant, examinons quelques cas concrets…
Vous avez pris avec votre appareil photo numérique (un Panasonic / DMC-LX1 de 8.4 Megapixels par exemple…) un très beau paysage breton (et sous le soleil en plus…), vous avez obtenu un fichier Jpg qui pèse 5,3 Mo, pour une matrice de 2880×2160 pixels en 72 dpi.

je l’ouvre dans Photoshop pour regarder la taille de cette image (alt_pomme i…)
Je vois les dimensions en pixel de la photo : 2880 x 2160 pixels en 72 dpi (1), ce qui fait un « format » de document de 101 x 76 cm en 72 ppi…ce qui est TRES INSUFISANT POUR UNE BELLE IMPRESSION A CETTE TAILLE !!! Voilà pourquoi il faut « retailler » ce fichier pour le linéariser au mieux…c’est le choix du format final, de la définition (de la qualité de netteté…) que l’on veut obtenir.
Pour commencer je décoche l’optin de rééchantillonnage (3) pour utiliser la résolution maximum de l’appareil photographique, sans interpollation des pixels existant donc…
Ensuite la taille du document que je veux imprimer, ici un 30 x 22 cm, et j’obtiens la résolution de 243 ppi (2), ce qui est très satisfaisant pour obtenir une sensation de piqué et de définition pour ce format.
On peut donc obtenir un tirage de cette photo dans un format important (un 30×40 cm) avec un fichier de base de 2880×2160 pixels sans interpolation (c’est à dire « création »…) des pixels captés par l’appareil photo.
En règle général, on peut facilement doubler cette taille, c’est à dire obtenir un 60×45 cm de bonne qualité en utilisant le rééchantillonnage (3) en mode Bicubique sous Photoshop; on obtient alors un fichier « extrapolé » par des pixels inventés par l’algoryhtme de Photoshop.
En règle général, plus on évite de rééchantillonner, mieux c’est…mais tout est permis ! En terme de définition du document final, il faut éviter de tomber en dessous de 200 ppi, sinon on devient très vite « picturaliste »…ce qui est un genre en soit !
à suivre…l’acentuation de netteté, les niveaux, les profils ICC, etc !!!
> profil icc papier photo hahnemuhle
> impression profil icc freeware






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